Un pays où l’on apprenait en marchant
Dans l’ancien Bilad Chinguetti, l’école n’avait pas de murs. La mahadra suivait les campements nomades au gré des pâturages. Le maître s’installait sous une tente ou à l’ombre d’un acacia. Les élèves copiaient leurs leçons sur une tablette de bois (lawh), avec une encre faite de charbon et de gomme. Quand le campement levait le camp, les livres, les tablettes et les élèves partaient avec lui, à dos de chameau.
C’est ce qui a fait naître l’image restée célèbre des « universités mobiles du désert ». Le savoir ne dépendait ni d’un bâtiment ni d’une ville. Il vivait dans la mémoire des hommes et se déplaçait avec eux.
